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TVA : Franchise en base ou Réel ? Ne perdez pas d’argent !

  • 8 févr.
  • 4 min de lecture

Dans l’imaginaire collectif de l’entrepreneur débutant, la TVA est une bête noire. On la voit comme une taxe complexe, une charge administrative supplémentaire, ou pire : un impôt qui vient grignoter 20 % de notre chiffre d’affaires.

Pourtant, choisir le mauvais régime de TVA n'est pas une simple erreur administrative. C’est, dans bien des cas, signer un chèque en blanc à l’État avec l’argent de votre propre poche. Faut-il rester "caché" derrière la franchise en base pour ne pas facturer de TVA ? Ou faut-il passer au régime réel pour "récupérer" l'argent de vos investissements ? Chez 2A Entrepreneurship, nous voyons trop de créateurs d’entreprise perdre des milliers d'euros par simple méconnaissance. Décryptage complet.





1. La franchise en base de TVA : Le confort est-il un piège ?

La franchise en base est le régime par défaut de l'auto-entrepreneur et des petites sociétés. Son principe est simple : Je ne facture pas de TVA, mais je n'en récupère pas non plus.


Les avantages apparents

  • Simplicité administrative : Pas de déclarations mensuelles ou trimestrielles.

  • Compétitivité prix (B2C) : Si vous vendez à des particuliers, vous êtes 20 % moins cher que vos concurrents assujettis.


Le coût caché : L'effet "Taxe sur les Achats"

Le problème ? Vous payez vos fournisseurs TTC (Toutes Taxes Comprises). Si vous achetez un ordinateur à 2 400 €, ces 400 € de TVA sont définitivement perdus pour vous. Ils deviennent une charge nette qui réduit votre marge.



2. Le régime réel : Pourquoi payer la TVA peut vous enrichir

Passer au régime réel (simplifié ou normal) signifie que vous devenez un collecteur d'impôt pour l'État. Mais cela vous donne un super-pouvoir : le droit à déduction.


Le mécanisme de la récupération

Chaque euro de TVA que vous payez sur vos frais professionnels (loyer, matériel informatique, stocks, logiciels, honoraires d'avocat) vient en déduction de la TVA que vous collectez sur vos ventes.


Exemple concret : Vous lancez un e-commerce. Vous achetez 10 000 € de stock (soit 2 000 € de TVA).

En franchise : Vous avez payé 12 000 € de votre poche.

Au réel : L'État vous doit 2 000 €. Si vous n'avez pas encore fait de ventes, l'État vous rembourse ces 2 000 € sur votre compte bancaire.



3. Le moment de vérité : Quand faut-il basculer ?

Il existe trois scénarios où sortir de la franchise en base est une décision stratégique majeure.


Scénario A : Vos clients sont des professionnels (B2B)

Si vos clients sont des entreprises, la TVA est neutre pour eux. Ils la récupèrent.

  • Vendre 100 € sans TVA ou 120 € TTC revient exactement au même pour votre client pro.

  • En revanche, pour vous, être au réel vous permet de récupérer la TVA sur vos propres frais.

  • Verdict : En B2B, l'assujettissement à la TVA est presque toujours une opération gagnante.

Scénario B : Vous prévoyez de gros investissements

Vous lancez une activité de production ? Vous avez besoin d'un véhicule utilitaire, de machines, ou d'un aménagement de local ? La TVA sur ces investissements peut représenter des sommes colossales. Rester en franchise en base revient à accepter une augmentation de 20 % du coût de votre installation.

Scénario C : Votre marge est faible et vos achats élevés

Si vous faites de l'achat-revente avec une faible marge, la TVA non récupérée sur vos achats va littéralement "tuer" votre rentabilité.



4. Les seuils de tolérance : Ne vous laissez pas surprendre

En France, le passage à la TVA est régi par des seuils (qui évoluent souvent, d'où l'importance d'un conseil à jour).

Type d'activité

Seuil de Franchise

Seuil de Tolérance

Prestations de services

39 100 €

41 500 €

Vente de marchandises

101 000 €

110 000 €

Note : Si vous dépassez le seuil de tolérance, vous devenez assujetti dès le 1er jour du mois de dépassement. Si vous ne l'avez pas anticipé, vous devrez payer la TVA sur vos factures du mois... même si vous ne l'avez pas facturée à vos clients !



5. Comment optimiser votre passage au réel ?

Le passage au régime réel ne s'improvise pas. Voici la checklist 2A Entrepreneurship :

  1. Le rétro-calcul : Avant de basculer, vérifiez si vous pouvez récupérer la TVA sur les investissements faits juste avant le passage (sous certaines conditions).

  2. Le choix du régime : Réel Simplifié (acomptes semestriels) ou Réel Normal (déclaration mensuelle) ? Le régime normal est souvent préférable pour les entreprises en phase de lancement afin d'obtenir des remboursements de crédit de TVA plus rapides.

  3. La comptabilité : L'assujettissement exige une rigueur stricte. Factures aux normes, distinction HT/TVA/TTC, justificatifs de dépenses...



La TVA n'est pas une charge, c'est un levier

Ne passez pas à côté de la croissance de votre entreprise par peur de la paperasse. La franchise en base est un excellent outil de démarrage pour "tester" une idée. Mais dès que votre business nécessite du matériel, des stocks ou des prestataires, elle devient un frein financier.


Le pilotage fiscal est l'une des clés de la pérennité. Un entrepreneur qui comprend sa TVA est un entrepreneur qui maîtrise sa trésorerie.


Vous hésitez encore ?

Le calcul du point de bascule dépend de votre structure de coûts spécifique, de votre typologie de clients et de vos ambitions de développement. Faire une erreur ici peut coûter le prix d'un bon investissement.


Un doute sur votre fiscalité ? Nos consultants chez 2A Entrepreneurship analysent votre situation pour transformer votre fiscalité en avantage compétitif.


Prêt à optimiser vos finances ? Contactez-nous pour un diagnostic personnalisé.




 
 
 

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